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Publié par CGT PAULSTRA

CHACUN CHEZ SOI, ON N'AVANCE PAS !

Nous sommes tous des Hutchinson, des Michelin, des Renault, des Famar, des Cargill, etc. Alors, la jouer solo, chacun chez soi, dans sa boîte, ça ne sert à rien : c’est tous ensemble qu’on va gagner. 

Le jour d’après, démontré par le président et son gouvernement de godillots, lors de ses discours empreints d’un nouveau monde, n’est qu’une façade d’un empire capitaliste à relancer à tout prix et quoi qu’il en coûte. 

Un empire au sein duquel, tous ces pantins n’ont aucune envie de vouloir changer les règles, bien au contraire. Ils se retrouvent, organisés comme jamais, pour enfoncer la régression sociale au plus profond. Toutes les conquêtes sociales vont voler en éclats, les unes après les autres. Sans une riposte à la hauteur du salariat, ces conquêtes feront partie du passé.

Sous couvert d’une crise sanitaire, ayant fait ressortir la mise à mort organisée par tous les gouvernements successifs, de notre Sécurité sociale de 1945 et de notre Service Public, ils ont déjà construit depuis longtemps leur jour d’après. 

De loi en ordonnance, de décret en décret et aidés par des syndicats d’entreprises qui nous rappellent ce qu’étaient les syndicats jaunes, ils ont obtenu une destruction sans précédent de nos droits du travail.

Ces derniers nous expulsent de nos usines comme de vulgaires mendiants, avec des plans de licenciements, des ruptures conventionnelles collectives qui sont de véritables sacrifices humains au nom de la finance.

Sans un plan de travail rassemblant toutes les professions, nous ne pourrons pas lutter contre le chantage à l’emploi issu des accords de performances collectives qui, sans acceptation des baisses de salaires, du travail gratuit des RTT, de l’organisation du travail à la carte et de la remise en cause des accords d’entreprises, feront de la fermeture d’atelier, de service ou d’usine, la normalité du jour d’après.

Jusqu’où faudra-t-il aller pour garder son emploi ? 

Quelles limites les salariés sont-ils prêts à accepter ?  

Vivre debout ou mourir à genoux !

La crise sanitaire n’a pas provoqué cette situation et pour beaucoup de patrons elle n’est qu’une aubaine pour accélérer leurs restructurations où seuls les objectifs de rentabilité sont attendus.

Nous, nous n’avions pas besoin d’avoir le COVID-19 pour savoir qu’il n’y a pas de petit métier, qu’il n’y a pas les premiers et les derniers de cordées mais des femmes et des hommes qui, tous les jours, vont au travail pour survivre dans une misère organisée et entretenue par cette classe dirigeante.

Les fossoyeurs d’emplois, qu’ils soient de n’importe quelle industrie, sont les mêmes. Prenons Senard, qui fût le patron de Michelin de 2012 à 2019 avec un triste record de 6 à 7 000 destructions d’emplois et vient de reprendre la direction de Renault avec un discours paternel et annonce déjà 4 600 emplois de moins. 

Le fossoyeur Senard est-il arrivé à son apogée ou a-t-il encore de la marge ? 

Soyons prêts, organisons-nous, syndicats et partis politiques progressistes de gauche, avant que l’association de malfaiteurs, patronat et gouvernement, nous impose leurs choix capitalistes.

Le jour d’après nous attend et c’est à nous de le construire.

NOTRE FORCE DE CRÉATEURS DE RICHESSES N’EST PLUS À PROUVER, SANS NOUS RIEN NE FONCTIONNE. ALORS, ORGANISONS LA GRÈVE DANS TOUS LES SECTEURS PARTOUT ET EN MÊME TEMPS.

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